Plus qu’une étape.


« Être dans l’action, c’est vivre pleinement. L’inaction est notre manière de nier la vie. L’inaction, c’est rester assis devant la télévision chaque jour pendant des années, parce que vous avez peur d’être vivant et de prendre le risque d’exprimer qui vous êtes. C’est passer à l’action que d’exprimer qui vous êtes. Vous pouvez avoir beaucoup de grandes idées dans votre tête, mais ce qui fait la différence c’est le passage à l’acte. Si vous ne passez pas à l’action pour concrétiser vos idées, il n’y aura aucune manifestation, aucun résultat, et aucune récompense. »
Les Quatres Accords Toltèques – Miguel RUIZ

 

Il est 16h06, il me reste encore un peu de temps avant de commencer une nouvelle mission d’inventaire. Il est 16h06 et je relis ces textes que j’ai écrits en Août. On est le 28 octobre et deux mois après ils font toujours autant écho en moi.

On est au terme du début de ce changement de vie enclenché à mon retour du Rêve. Entre doute et excitation, il y a cette envie pressante d’en finir avec « l’avant » pour courir vers « demain ». La perspective d’une nouvelle vie à découvrir, de nouvelles personnes à rencontrer, de nouveaux lieux à visiter me donnent envie de bondir dans tous les sens comme une gamine.

Je ne sais toujours pas aujourd’hui de quoi sera fait l’avenir, ni même si je n’aurai pas le projet de redéménager dans 6 mois ? Un an ? … qui peut savoir.

Je ne peux pas imaginer une seconde laisser ma vie sur un même lieu sur une période de plus de 3 ans en réalité. L’idée même de stagner quelque pars m’effraie au plus haut point.
J’ai essayé de les comprendre ces couples qui achètent une maison/un appartement, prévoit d’y passer 10 ans, 20 ans ou même plus, mais je n’y arrive pas. Dans ma tête il ne se forme qu’incompréhension et cette envie de fuite à la perspective d’un tel futur.

Sans l’être, je crois qu’en moi il y a une Nomade qui vit. Une fille qui ne veut pas d’attache. On dit que les marins avaient une femme dans chaque port, mais moi je crois bien que j’ai une partie de moi dans chaque lieu sans vraiment souhaiter m’attacher à un seul (enfin si…l’Allemagne et l’Alsace).

Bref, je m’égare.

Lundi, je quitte Paris, sa grisaille, ses gens, sa folie. Lundi je quitte le temps (vous savez, celui qui file) et la société pour aller me perdre dans la campagne avec comme seuls voisins la nature et mes proprios. Lundi, je pourrai allumer un feu dans le poêle, regarder les flammes danser et me montrer la voie. Laquelle ? Je ne sais, car je n’ai aucune idée d’où je vais, de ce que la vie attend de moi.

Entre-deux rives…entre deux départements, je vais une fois de plus vivre à la « limite ». A la limite de quoi me direz-vous ? En réalité, je n’en sais rien, j’ai toujours eu l’impression de vivre « entre-deux » et il s’avère que ces dernières années mes logements se sont toujours retrouvés à « la limite de », la dernière rue avant la ville suivante sans rechercher ce détail de moi-même.

Et puis il y a ma voiture, ma voiture qui comme un signe savait où j’allais. Cette voiture que j’ai achetée dans le 95 il y a plus d’un an et qui en réalité vient de la Loire-Atlantique, au final elle revient d’où elle vient, comme si c’était écrit. Quelque part.

A partir de maintenant je me laisserai porter par le courant de la Loire, ce fleuve si vivant comparé aux parties de la Seine que je connais, ce fleuve sauvage, indomptable et impétueux.
Il y a quelque chose en lui dans lequel je me reconnais, quelque chose d’apaisant à le regarder tout en sachant de quoi il est capable et ses dangers.

Lundi je change de vie…

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