Trouver sa vie : Conclusion d’un déménagement


“Life is a series of natural and spontaneous changes. Don’t resist them; that only creates sorrow. Let reality be reality. Let things flow naturally forward in whatever way they like.”
— Lao Tzu

 

J’aurai pu intituler ce post « Pourquoi j’ai quitté Paris ? », j’aurai pu faire comme nombre d’articles et lister les points qui m’ont fait quitter l’IDF pour la campagne, mais à quoi bon ? Ces points ne sont que subjectifs et propres au rédacteur de l’article. En soi, il y a peu d’intérêt à s’amuser à une comparaison entre Paris et la campagne puisque comparaison il n’y a pas lieu d’avoir tellement les deux sont différents au niveau de la Vie courante.

En toute honnêteté, je doute que ce qui suit ait beaucoup d’intérêt pour vous, c’est juste la conclusion à ces 6 derniers mois. Bonne lecture !

Je suis née en banlieue Parisienne, j’y ai grandit, été à l’école. A Paris, j’ai découvert la vie, étudié (un peu…), travaillé, tombée amoureuse…et puis j’ai déménagé dans les départements limitrophes à Paris sans jamais la quitter. Non pas que j’aimais cette ville ou cette région, en réalité déjà toute gamine je voulais que mes parents déménagent. J’avais choisi le Canada comme destination, un peu loin certes, mais dans ma tête d’enfant c’était tellement important, limite vitale. Et puis est arrivé le moment où ils ont dû choisir entre partir et acheter l’appartement dans lequel on vivait. J’ai espéré très fort qu’ils déménagent, vraiment, mais là encore rien ne s’est fait. Je devais me faire à l’idée que je resterai en région Parisienne, mes parents n’avaient aucunement l’intention de déménager. En réalité, leur choix était dur pour moi qui rêvait de montagne et de vrais hivers, qui rêvais de Nature et d’une autre école, avec d’autres enfants…mais c’était leur choix, je n’avais pas voie au chapitre dans une affaire qui concernait les adultes.

On aurai pu croire qu’à 18 ans j’en profiterai pour filer loin de Paris, mais je suis resté. Déjà parce qu’à 18 ans je n’étais absolument pas mature pour m’assumer seule, travailler…mais aussi parce qu’il y avait Lui. Et Lui, le fait est qu’il n’envisageait pas une seconde quitter Paris quand je l’ai rencontré, heureusement les années faisant et une dépression passant par là, il a aussi ressenti ce besoin… Alors on a tenté de partir, en 2010, à Strasbourg une première fois, mais on lui a refusé la mutation. On a tenté en 2014, une seconde fois mais il n’y avait pas de poste à Annecy alors on a retenté en 2015 à Strasbourg mais sa mutation a encore été refusé. Ca me fait doucement rire quand dans la Fonction Publique on prône la mobilité mais qu’on refuse ses demandes de mutation à quelqu’un en poste depuis plus de 10 ans dans un même lieu et service. Bref…

Et puis il y a eu cet Ouragan qui est passé par là en Juillet/Août 2015 et ce qui trainais depuis déjà trop longtemps s’est imposé à moi : Je devais partir et avant la fin de l’année…

Ca s’est décidé sur un coup de tête, changer de région, en 3 mois quitter ce qui a contribué à 29 ans de ma vie, quitter la fonction publique pour lui, dire adieu à sa stabilité financière. Je n’avais rien à perdre, il n’avait, lui qu’un boulot qu’il ne supportait plus. Paris n’avait plus rien à nous offrir, rien ne nous retenait alors on est partis, sans un regard, sans une larme. On a pris nos animaux, nos affaires et ont a enfin quitté le poison qui petit à petit bouffait notre vie.

Aujourd’hui, ça fait 4 mois et demi que l’on est en Loire-Atlantique, à 35kms d’Angers, 45kms de Nantes, 93kms de Rennes. Un isolement partiel des grandes villes voulu et recherché.

Aujourd’hui, j’ai comme voisins des écureuils, des oiseaux, des lapins… Parfois mes proprios quant ils sont là. Cette vie-là je l’ai rêvé pendant des années, j’ai toujours dit que je l’aurai ma grande maison, mon jardin, ma tranquillité, loin de Paris et ce que je veux je l’obtiens. Toujours. Ce n’est pas de la prétention que d’affirmer ceci, c’est juste de l’acharnement. Je prends le temps, je suis plus patiente qu’on ne peut le croire quand on me connaît, mais j’obtiens toujours ce que je veux et quand je dis que j’aurai mon camion/camping-car avant mes 40 ans, soyez sûr que je l’aurai.

Pour la première fois, quand les déménageurs ont vidé le camion je savais que je resterais. Que j’étais à ma place ici. Je n’ai pas dit « Dans un an il faut qu’on soit partis » contrairement aux fois précédentes. Cependant, je sais que je ne pourrai pas rester 10 ans en Loire-Atlantique. La région est peut-être belle, mais mes envies de montagne et de forêts patientent quelque pars dans ma tête que leur heure soit venue. Je resterai peut-être 3 ou 5 ans dans le coin, le temps d’avoir la stabilité nécessaire pour revenir dans une région où la vie est plus chère, le temps de pouvoir vivre totalement d’une activité freelance et aussi de pouvoir découvrir le coin qu’on ne connaît pas.

Aujourd’hui, j’ai trouvé une partie de la sérénité que je n’arrivais pas à avoir à Paris. Je suis sereine parce que je suis là où je dois être et que ce déménagement et ce choix de changement de vie font partie des choses que je ne regretterai pas.

Mes coups de tête sont souvent mes meilleurs choix, la vie me l’a appris. Je sais que je dois apprendre à être plus instinctive dans mes choix et arrêter de réfléchir.
Ici j’ai appris à vivre au jour le jour, en profitant du présent. Quand, le matin, en regardant ce Chêne par ma fenêtre je ne serai plus émerveillée par sa vue, alors ce jour-là je saurai qu’il est temps pour moi d’aller voir ailleurs et déménager…

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