Où comment j’ai refusé un CDI #2


Suite de l’article de « Qu’est-ce que tu veux faire plus tard ? #1 »

Nous sommes fin d’année 2007, diplôme en poche, je décide de profiter du chômage et ne pas chercher de boulot. Objectif, passer le permis, je me donne 9 mois. Je l’aurai au bout de 9 mois, le 11 septembre 2008, mais délesté de 3000€. Ca c’est fait !

Durant cette année j’ai cherché à rentrer en contrat pro pour faire un CAP Photo, c’est peine perdu je ne trouve pas d’employeur. Ce qui au final sera une bonne chose puisque je n’aurai jamais pu faire cette formation, étant donné que je vais finir mon année avec une ALD pour Fibromyalgie qui durera 2 ans et qui sera le point de départ à ma réflexion sur mon rapport au travail.

Nous sommes fin 2010, je remarche sans béquille depuis août. J’ai décroché un contrat vacataire de 3 mois comme Agent de Greffe en Tribunal Administratif, en parallèle je me mets à mon compte pour bosser avec mon ancienne boîte.

Nous sommes en 2012, je suis réembauché comme vacataire pour le même boulot. J’y resterai 9 mois, entrecoupés de 3 semaines d’arrêt pour début de dépression avec une peur panique d’aller bosser suite à un changement de service dans lequel ça se passe mal. Ce que ma hiérarchie prend pour un caprice. Cependant, ils me veulent. On m’offre ce que certains considèrent comme le Graal : un boulot de fonctionnaire. J’avoue avoir hésité, pour l’argent, mais très vite j’ai pris la décision de ne jamais passer ce recrutement sans concours.

Décision bien entendu incomprise de beaucoup. Il est impensable aujourd’hui de refuser un poste et un salaire à vie dans une société où le taux de chômage est si fort et la difficulté à trouver un cdi si présente. Ils ont tenté de me faire culpabiliser et de me faire changer d’avis, mais il faut savoir que la culpabilité chez moi ça ne prend pas.  Je suis partie. Ils se sont vexées, pensant jusqu’au dernier moment que je reviendrais sur ma décision. Il faut savoir que lorsque je décide quelque chose je vais au bout de mon choix que celui-ci soit bon ou mauvais. Celui-ci était le second meilleur choix de ma vie (cf le premier article).

En passant, tenter de faire culpabiliser quelqu’un est un trait de l’être humain que je ne comprends pas.

Re-chômage, là encore sans chercher réellement de boulot vu qu’à chaque fois je n’ai toujours voulu que du mi-temps, en cdd, sur des postes réservés aux étudiants et hors alimentaire / restauration. Bien sur que mes candidatures n’obtenaient pas de suite.

Rien de bien intéressant par la suite, si ce n’est que toutes ces années j’ai continué à travailler en freelance à côté, je ne gagnais pas grand chose mais c’était aussi un choix. Fin d’année 2015, j’ai découvert les contrats d’inventaires, une sorte de mini révélation pour moi…

Alors pourquoi je vous raconte tout ça ? A quoi je veux en venir ? En fait, je vais essayer de vous expliquer ma façon de voir les choses dans le prochain article…

Suite de la lecture : Il faut penser à ton avenir #3

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