Réflexions d’un soir de pluie.


Dehors il pleut, la chambre est fraiche pour une fois, ça fait du bien.
Entourée de mes Dreamcatchers, dans cet espace aussi bordélique qu’ordonné, à l’image de ce que je suis. Chaque chose à sa place mais tout en vrac, pas de meubles, pas de lit, juste un matelas au sol. Des boites pour compartimenter les choses, des livres qui trainent… si je vous disais que c’est exactement pareil dans ma voiture à la différence près que je dors sur une plateforme de bois dedans.

Je n’aime pas l’ordre. Je ne suis pas capable de vivre dans un espace rangé, c’est plus fort que moi. Quand ça me prends c’est pour tenter de ranger le bordel dans ma tête en agissant au réel mais deux jours après c’est comme si de rien était. Je n’aurai jamais cet intérieur parfait et bien rangé qu’on peut voir dans les magazines et les blogs de minimalisme, l’imperfection me caractérise et ma voiture, mon intérieur c’est un peu le reflet de mon esprit.

J’avais cru être sorti de ce cycle de réflexion sur qui je suis, ce que je suis, pourquoi je suis. Mais en fin de compte je crois que jusqu’à ce que je meure je devrais me faire à l’idée que je me questionnerai sur mes différences, sur ma perception des choses, sur ma façon de penser, d’être et de vivre.

Chaque année à la même époque depuis 4 ans déjà c’est un grand chamboulement pour moi, un changement intérieur. Je suis rentrée hier, on ne va pas se le cacher, j’ai failli tout plaquer et me barrer, je ne m’étendrai pas sur ce point ça n’a pas d’intérêt ici.

Youtube en fond sonore à passer de titre en titre, à chercher une explication à mon état à travers la musique, elle cette précieux alliée dans ma vie. Ma moto m’a lâché ce matin, l’embrayage (schéma répétitif à mon goût) . Mais elle, elle est là, je n’ai qu’à prendre les clefs, faire tourner le moteur pour retrouver ce goût de la liberté, oublier tout ça l’espace d’un temps. Comme chaque année cette envie de tout plaquer et partir retentis, il ne suivra pas, aujourd’hui je le sais. En réalité je suis seule dans mes envies.

A la place je suis là à chercher encore et encore à me comprendre,  à trouver les clefs de la communication. Je ne suis pas capable d’expliquer ce qu’il se passe au quotidien dans ma tête, je ne suis pas capable d’expliquer qui je suis vraiment. Je ne suis pas non plus capable de comprendre l’humain et d’interagir avec.

Un jour peut-être aussi que j’arriverai à mettre des mots sur ce que je ressens, à expliquer ce vide en moi, à vivre dans la réalité…mais, la vraie question c’est, est-ce que j’ai envie de tout ça ? Moi l’éternel solitaire qui plus le temps passe, plus j’ai envie de m’isoler du monde, de cette folie ambiante, de ce qu’on devient… La réalité c’est que je doute en avoir réellement envie, mais il y a cet autre moi, ces deux facettes, ces deux esprits, ces deux âmes…qui font parti de moi depuis toujours.

Ces deux personnes qui font que ce que je suis n’est pas définissable, suis plein de contradiction que je passe mon temps à combattre (pour quelle raison ?). Je n’ai pas envie d’unifier ces deux êtres qui me forment, j’aime cette idée d’être double, mais parfois c’est fatiguant. Pourtant depuis toujours je les combats, j’essais de les assembler comme pour trouver un sens à tout ça, à qui je suis. C’est en réalité un des rares points de mon être et de ma vie où j’aimerai trouver un équilibre, arriver à les faire cohabiter en toute harmonie afin que chacun puisse être le complément de l’autre pour m’aider à avancer.

Tout en écrivant ceci, je me rends compte que je parle comme si il y avait « eux » et « moi » comme si en réalité nous n’étions pas deux mais trois. Et pourtant je ne me suis jamais posé la question de savoir s’il y avait un personnage plus neutre dans l’histoire, pour moi nous n’avions toujours été que deux, deux êtres très différents, mais, je pense, complémentaires.

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